dimanche 28 avril 2013

#40


nuit
noire
lourde
immense

3 heures 31, appel d'urgence des mots dans le silence des heures ne passant plus...

tendre le bras vers la table de chevet 
comme pour se saisir d'une main tendue
et puis ouvrir le livre 
à la page où il se terrait...


je lis : 
Il y a une angoisse acide et trouble, aussi puissante qu'un couteau, et dont l’écartèlement a le poids de la terre, une angoisse en éclairs, en ponctuation de gouffres, serrés et pressés comme des punaises, comme une sorte de vermine dure et dont tous les mouvements sont figés, une angoisse où l'esprit s'étrangle et se coupe lui-même, — se tue.
Elle ne consume rien qui ne lui appartienne, elle naît de sa propre asphyxie.
Elle est une congélation de la moelle, une absence de feu mental, un manque de circulation de la vie.

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