lundi 29 avril 2013

#41



... c’est à présent d'un œil affamé qu'il regarde la tombe comme une chambre où passer la nuit. 
Sa mémoire est encore hasardeuse mais son corps, lui, se souvient. 
Sa main se met à caresser le marbre chaud comme un ventre... 
c’est à croire qu’il transpire...

Le chemisier relevé jusqu’aux seins laisse entrevoir les dates d’une vie brève gravées sur chacun d’entre eux… et c’est une fois ses jambes ouvertes qu'il devine un marécage, un peu plus bas, où s’engouffrer vif.

j'écris : il en pourrit des choses à vingt mille lieues sous la terre…



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