dimanche 14 avril 2013

#26




Il n'est pas d’heures et des poussières...


Ouvrir à nouveau la boîte aux lettres sur l'absence de sa réponse. Chaque jour. Rien. Pas un mot. Je ne sais même plus ce que j'attends... et attendre pourtant.

À bout de mots, de patience, soudain, une évidence surgit avec le jour qui doucement se lève...

L'espoir si ridicule, si obstiné de rencontrer un jour un autre susceptible d'incarner un espace, une distance capable de lire entre les lignes de tous malentendus, l’écho d'une voix intime que je veux proche de la mienne aussitôt déchirée par son absence venue hanter la chaise vide qu'il a lui même posée chez moi, il y a près d'un mois tout juste...

Un inconnu, quel qu'il soit, reste sans égard, comme n'importe quel passant, aveugle et sourd aux intersections de son tunnel, laissant sur le bas-côté le pouce levé de celui qui veut fuir sans savoir où aller...
 

J'écris : couper les ponts comme des gorges.



Aucun commentaire: