vendredi 24 mai 2013

#57



1 heure 13 du matin. Douche froide. Réveil glacial de la conscience complètement dépassée. Une vengeance dont j'ignore tout me brûle les poings, le ventre, le cœur, les veines sur le front, la voix prête à tout moment à hurler. Ma parole n'est plus qu'un sursaut strident, un hoquet attrapé à perpétuité. Plus personne ne m'écoute si ce n'est pour se moquer alors seul, en sueur, le mensonge à la bouche, je suis prêt à me prononcer, à tenter de formuler quelque-chose, peu importe quoi, pourvu que ce soit inventé, les histoires vraies ne valent même plus le coup, elles n'ont plus rien à dire, il n'y a plus rien à en tirer alors à quoi bon s'acharner?

Mieux vaut faire semblant pour de vrai, tout de suite, se saisir d'un masque, n'importe lequel, le deviner à peine, il faut le mettre pour lui donner un peu de caractère, relever quelques traits, brûler son propre visage pour incarner le personnage d'une nuit à passer...


J'écris: l'appel de la fiction




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