samedi 11 mai 2013

#51

Ce que vous appelez la liberté de parole porte en son sein une sauvagerie au cœur de laquelle nous allons tous les deux plonger. Même blessés, fâchés, vexés, humiliés, il nous faudra tenir. Pas d'excuse, pas de prétexte valable, aucun, là est l'exigence de cette expérience.

Nous n'avons même plus besoin des mots d'une langue, les onomatopées suffiront pour nous entretenir à l'infini jusqu'à nous entre-tuer.  Écrivez, grognez, couinez, miaulez, chicotez, aboyez, sanglotez
Choisissez donc le cri qui par nature vous est le plus étranger. Je vous donne ma parole qu'il saura vous retrouver là où vous vous terrez, lâchement, comme un homme...


                                      J'écris : votre cachette est sur le point de s'effondrer.


1 commentaire:

Zéo Zigzags a dit…

Oh, mais une femme aussi...