mercredi 1 mai 2013

#43

Perdu dans le récit vague de son rêve précis, monsieur M. tente comme il peut de raconter les impasses sur lesquelles s'ouvre sa bouche… en effet, rien ne sort d’autre que des mots désintégrés de leur sens, qui de leur substance seule fendent l'air qu’ils brassent, violentes bourrasques de voix claquant les portes de sa parole condamnée à perpétuité…

Peut-il prononcer autre chose qu'une suite de silences se répétant indéfiniment entre deux respirations, deux soupirs, impuissant devant les bribes de lieux, de sentiments, de sensations restant de sa nuit alors qu'il se réveille en sursaut d'une épreuve, d'un combat perdu d'avance, le métronome d'une conscience morte de sommeil, songe de regards furtifs, saisis, prétendant n'avoir rien vu, rien entendu, rien subi...


j'écris : que le jour est traître...

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