samedi 4 mai 2013

#46



Souvenez-vous, il y a quelques années, l'apatride est parti discrètement sans même s'expliquer, 
peut-être pour ne pas abîmer de mots en trop ce silence qu'il restait à sauver... 
Qui sait ?

Les liens du sang n'échappent pas au temps, eux-aussi sont de pauvres mortels. Nous marchons seul avec le deuil des événements passés, fantômes des promesses non tenues, des coups portés, reçus, des paroles et des gestes à encaisser... et puis le deuil tombe à son tour dans l'oubli, jusqu'au jour où nous nous réveillons en sursaut au beau milieu de la nuit, avec cette question à la bouche: avons-nous changé? avons-nous vieilli?

J'écris: les liens d'un sang étranger.

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