vendredi 5 septembre 2014

#214 bis


Fuir pour attendre. Fuir jusque dans le sommeil des secondes jusqu'au bout de leurs nuits. Rester aux aguets de ses yeux en éveil, de leur espérance morte épuisée: il n'y aura plus personne plus de visiteur... il n'y a que l'attente, l'attente pour rien. Juste les compagnons des cieux fidèles... les étoiles la lune le soleil... et leurs silences. Quels seraient leurs bonheurs s'ils n'avaient pas un témoin qu'ils éclairent ?




« Lorsque Zarathoustra eut atteint sa trentième année, il quitta sa patrie et le lac de sa patrie et s'en alla dans la montagne. Là il jouit de son esprit et de sa solitude et ne s'en lassa point durant dix années. Mais enfin son coeur se transforma, - et un matin, se levant avec l'aurore, il s'avança devant le soleil et lui parla ainsi:

"O grand astre! Quel serait ton bonheur, si tu n'avais pas ceux que tu éclaires? »

Friedrich Wilhelm Nietzsche.




...et le crachât atteignit en plein cœur le Monde dans sa course folle éperdue où le témoin ne s'est jamais reconnu.


L'apatride

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