jeudi 14 mai 2015

#309


Seule la solitude peut faire traverser les lieux sans avoir à les habiter. Restent juste... les trajets vagabonds, les parfums croisés de nos pas. Et l'absence de regrets nous épargne... de la nostalgie encombrante, consternante.
Restent alors... seulement un bavardage sans âge, une écriture sans terre, une lecture sans interlocuteur. Enfin seul comme le ciel vain au dessus du seuil de l'horizon.

L'apatride


seul assis avec les bambous denses
je joue du ch'in et siffle, au silence
de la forêt si profonde... nul ne sait
la lune telle une lanterne... m'éclaire

Wang Wei (701-761) et les bambous verts

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