vendredi 25 avril 2014

#184




...Anh Mat, Mr M, Mathias, l'apatride, l'homme au késa noir...tous ceux non prénommés de tous ces lieux tels les villageois assassins, tous les personnages des nuits échouées... ne sont tous qu'un seul et même personnage...de celui qui écrit l'échouage de ses nuits...un échouage unissant dans une même poésie...la réalité d'une vie sans patrie sans nation. L'écrit n'a pas de frontières.

Ainsi ce fut un jeu d'écriture, peut-être un jeu des lettres d'un prénom, un jeu d'écriture tel un trait d'esprit des six lettres de l'alphabet d'un prénom A H I M S T... d'un prénom prononcé étrangement autrement dans une sonorité devenue familière.

C'était donc ça...peut être cela, ce fut le tournant d'une vie où ici là-bas se confondent...ce ne furent que les moussons d'une nuit...la mousson d'une vie...une fiction...celle d'une écriture.

Écrire...
On n'écrit pas une fiction, une fiction n'est pas la transcription relatant une histoire car...l'acte d'écrire est en lui-même une fiction de sa propre fiction...une fiction de ces mots qui en nous vagabondent, ces mots tus de silence et solitude ne tenant compte que de leurs propres chemins en sonorités de personnages et d'images.

Écrire... Écrire le temps de tous ces mots qui nous restent, les sortir...les sortir pour rien.

De ne plus exister bientôt...dans les mots des nuits échouées de Anh Mat, qu'allez vous donc devenir... Mr M?
L'apatride vous embrasse...avant que vous vous éloignez et ne disparaissiez dans les lumières de l'horizon.


Les lunes rousses sont apatrides.






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