dimanche 31 août 2014

#212


À force de mots, nous finissons acculés en nous mêmes: la parole les jetant au hasard de là d'où ils viennent, est semblable à un jeu de dé. Il ne nous en reste que l'écorce des mots et des sens: juste un résidu... juste des sons.


"mes livres sont plus vrais que moi" avait fini par dire "la" Marguerite Duras.


L'apatride





2 commentaires:

Raymond Penblanc a dit…

"Nos livres sont plus vrais que nous."

Luc Comeau-Montasse a dit…

"Mes/Nos livres sont plus vrais que moi/nous"
peut-être parce que
l'écrit est comme la pierre
il est la tombe de l'oral
et
tue la parole en l'immobilisant
(ce qui n'enlève rien à la beauté des monuments dont le mouvement existe,
mais sur un axe temporel différent du notre)

Je ressens (de) ce qui est dit ici:
Reste le son
la vibration
merveilleuse agitation
de l'espace.