mercredi 18 novembre 2015

#377



une fois sa conscience morte de fatigue, après quelques ronflements
irréguliers, j'écoute le souffle de son sommeil lourd tel un secret
à porter, la nuit remue la pâleur de son corps nu, elle parle, sous
le règne de paroles rêvées en une langue étrangère à elle-même, moi
j'échoue à traduire le récit de son haleine sèche, ne reconnais pas
sa voix, elle vient de loin, d'une enfance dont j'ignore les plaies


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