vendredi 13 novembre 2015

#374


j'entends un souffle dans le noir, le mien ou bien celui de l'homme
dont j'aperçois la silouhette dans ma chambre, l'anonyme à identité
passagère, seul rescapé du naufrage de mes fictions, banni le voici
qui aujourd'hui revient muet de sa longue errance pour m'ouvrir les
yeux... j'examine sa figure sous tous ses traits : d'imperceptibles
mouvements d'angoisse trahissent l'air vide de son visage vert-bleu


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