mardi 14 avril 2015

#299


Une angoisse ce matin m'a réveillé. Les draps était trempés de sueur. La sueur d'un rêve dont je me souviens à peine, si ce n'est qu'il vous concernait. Je me souviens vaguement de la fin... j'y ai vu votre visage. Il était recouvert de sable ocre et de peinture... les paupières closes, vous parliez tout bas... je ne savais pas si vous vous adressiez à moi ou si vous priiez... la langue que vous parliez était d'un autre temps... une langue froide, atonale, gutturale... elle n'avait aucun sens et pourtant je la comprenais... et je pleurais... sans savoir pourquoi... juste le son de votre voix, sa vibration se posait à l'endroit même où l'angoisse se loge dans le corps... 


Au réveil, je me suis rendu compte que j'avais confondu la date de votre anniversaire avec celle de la mort de Blanchot...




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