mardi 15 juillet 2014

#205


...et de même pour toutes les choses les pires, l'enfance s'est enfuie avec les années et leurs souvenirs... nous laissant malaise et lassitude comme un goût d'oubli fatigué, et alors on veut dans le labyrinthe éreinté du monde... s'enfuir s'effacer... effacer nom et prénom qui nous appelaient... et devenir une pronomination anonyme.

L'apatride


"Il faut craindre le pire. Le pire tantôt insignifiant, tantôt objet d'épouvante, selon qu'on l'évoquait dans la détresse ou dans un calme relatif. Il apparaissait quelquefois dans le train quotidien de l'existence sous l'aspect défini toujours décevant d'un crime, d'un suicide..."
Marguerite Duras (Les Impudents 1943)



2 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

la politique du fauteuil vide...

Julien Boutonnier a dit…

Cette maison nous hante.