mardi 28 janvier 2014

#164 bis


Oui Mr M
nul ni aucun ne témoignera pour celui qui écrit à part un lecteur, un livre comme une peinture n'appartient pas à celui qui l'a construit. Nul ni aucun ne témoigneront pour les mots d'un livre ou les couleurs d'une toile, puis un jour prochain lointain ou proche les livres n'auront plus de lecteurs et rejoindront les archives, les archives de la nuit de la parole... la mémoire n'aura alors aucun sens. Il ne restera plus rien, rien car un livre comme une peinture sera une nature morte... il sera enterré, faute d'un regard d'un coup d'œil.

Sans espoir du brouhaha d'être entendu, nous écrivons à ce silence intime des lectures, nous écrivons dans cet oubli laissé par les mots. Finalement les mots ne nous ont jamais appartenu. Nous sommes parlés et somme toute étions-nous déjà écrits avant d'être avant d'écrire.

L'apatride











1 commentaire:

Isabelle Pariente-Butterlin a dit…

L'oubli laissé par les mots quand ils se retirent comme une vague, n'est-ce pas ?