mercredi 24 août 2016

#446


ouvrir les portes de la ville 



et tomber dans un chantier d'écriture illimité.


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des jours sans écriture, que reste-t-il, si ce n'est le désir d'écrire ?


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j'épuise mes oloé de plus en plus vite. Il me faut chaque jour en changer. Une autre chaise, une autre table, une autre vue, un autre territoire à conquérir. 

j'ai besoin d'inconnu pour lire et écrire.


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hier sous la pluie, j'ai croisé à nouveau le ramasseur de manuscrits...


j'ai vu le personnage avant l'homme... la ville porte une fiction qui précède sa réalité


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les dates ont disparu du blog. Il a suffi de noircir leur police. Elles sont encore là, certes, mais invisibles, comme le temps passant sur mon visage.


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écrire est une façon de me retirer du monde tout en continuant, seul, à m'adresser à lui


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quand toutes les routes mènent à l'intérieur même de ma tête,
je reste immobile, soulagé d'être nulle part.



parfois le désir est grand d'en rester là.


3 commentaires:

annaj a dit…

une état d'errance parfaitement intérieur et parfaitement métaphorisé dans le trajet.
ecrire demande un corps souple , un corps modèle. écrire est une traduction

Anna Urli-Vernenghi a dit…

Pourquoi ne vous ai-je pas lu plus tôt ? Je me bafferais...

Claude Enuset a dit…

Soulagé d'être nulle part... Et en ce soulagement, retrouver le désir de ne pas en rester là.