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#671

18 mai Il y a des moments où, sans aucune raison apparente, je sombre. Les voix douces hier m’agressent aujourd’hui, même celles des proches, même celles des aimés. La journée n’est pas chargée, aucune obligation qui fait soupirer, l’emploi du temps désertique, rien que des heures ouvertes sur rien. Pourtant je demeure encombré. Le temps qui passe m’encombre. Je ne peux me détacher de cette fatigue d’exister. Même bailler m’énerve. Isabelle me demande si je vais bien, si je suis triste. Je réponds que ce n’est pas parce que je ne dis rien que je vais mal. Elle n’est pas convaincue. Elle me regarde encore un moment et puis elle retourne à ce qu’elle faisait. La moindre interaction peut m’empoisonner. Pas seulement avec quelqu’un mais aussi avec quelque chose, un bruit, une lumière trop franche, une odeur qui arrive au mauvais moment. Je croise une mère sur son scooter arrêtée devant une petite école maternelle. Son fils descend. Il se retourne vers elle avant d’entrer, les yeux attendri...

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